Edito


Au cours de la soirée philo de mardi dernier (le 1 février, la date a son importance), et pour contrer le sujet sur « l’individualisme », les participants, altruistes, avaient confectionné de délicieuses crêpes. Boostée par 2 heures de réflexion et presque dix ans de formation philosophique mensuelle, la question métaphysique se devait d’arriver : au fait, pourquoi mange-t-on des crêpes à la Chandeleur ? Devant l’angoisse de ne pas savoir, votre petit journal préféré se devait de relever le défit et de plonger dans de savantes recherches.

La crêpe, petit disque doré représente le soleil, (à la chandeleur, le jour croît de deux heures).

Le terme même de Chandeleur vient de chandelle (candela) symbole de lumière, mais aussi de purification, de fécondité et de prospérité (et l’on retrouve le rite du louis d’or, mais c’est plus facile de trouver un euro, dans la main pendant que l’on fait sauter une crêpe, gage de prospérité toute l’année.) A l’époque romaine, la fête de la fécondité avait lieu vers le 15 février au cours des « lupercales »… sans commentaire, qui correspond en gros à notre saint Valentin, et au début de la saison des amours chez les oiseaux !!! La purification, au départ rite Celte pour se laver de la nuit de l’hiver, devient, chez les catholiques la Purification de la Vierge - et la Présentation de Jésus au Temple - le 2 février -. Conformément aux rites hébraïques, Marie doit se présenter au temple avec son enfant 40 jours après sa naissance. L’Eglise fait de cet évènement une fête de la lumière avec bénédiction des cierges et procession. Conservés dans chaque maison, ils deviennent gage de la protection divine.

Petite devinette : quel évènement « sérieux » a eu lieu le 2 février 2008 ?